GLASS

  creates a border. A window is a fundamental
  experience known to every child, and when we
  look at a glass figure, we subconsciously remem-
  ber this. We define the room in which we are as
  interior and everything else as “beyond”. As we
  look through the glass, we mentally combine the
  two and realize, that they form a single space, and
  we are aware of what is behind it – consciously or
  unconsciously. This is a unique phenomenon,
  disturbing but also stimulationg. An enrichment: the
  space breathes.
  It is this phenomenon which accounts for the
  demand – a stronger one perhaps than with any
  other material – that glass structures should be
  included in architecture. Space, made visible
  through light, becomes part of a structure. At the
  same time it can be transformed and, in the obser-
  ver’s mind, carried to a new level of consciousness.
  He sees the figure and discovers not only its
  relation to space, but – through it – perceives
  space differently.
  Looking through an object, we are able to move
  mentally through it. This means that, in addition to
  many intriguing qualities, a glass figure also offers
  the possibility of disregarding what you have
  perceived; one might also talk of forgetting.
  Imagine focusing your inner eye as though it were
  a lens on a figure. Then imagine rotating this lens.
  The figure disappears. You discover the space beyond.


LE VERRE

est un matériau-limite. Une fenêtre est uns expé-
rience fondamentale connue de chaque enfant et
dont on se souvient inconsciemment chaque fois
qu’on regarde un object en verre. On déclare
l’espace où l’on se trouve à «l’intérieur» et tout
autre «au-delà». C’est seulement à travers le verre
qu’on peut combiner mentalement ces deux
conceptions. On se rend compte alors qu’elles
forment un seul espace. Aussi, consciemment ou
pas, perçoit-on ce qui se trouve au-delà. Le phéno-
mène est unique, à la fois dérangeant et stimulant:
une respiration de l’espace.
De là vient le rapport du verre à l’architecture, plus évident ici que pour tout autre matériau. En effet,
l’espace pénètre dans l’image qui, à son tour, le
modifie. Le spectateur voit l’œuvre plastique; à
travers elle, il perçoit un espace différent de celui
qui l’entoure.
En traversant un object du regard, on peut aussi le parcourir mentalement. Autant dire que la forme du
verre, outre ses nombreuses séductions, permet
d’ignorer, voire d’oublier, ce dont on vient de
prendre conscience. Imaginons la mise au point
du regard, fixé comme un objectif sur une figure,
puis la modification du foyer : la figure disparaît,
tandis que l’on découvre l’espace «au-delà».